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Le pont Boitard. témoignage oral.

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Dix-sangliers-abattus-dans-centre-Chambery_0_730_559Le pont Boitard.

Témoignage oral recueilli auprès de madame Christiane Travers, il y a une vingtaine d’années. 

Le pont Boitard  enjambe le ruisseau Colbec. Cette frontière naturelle entre Varenguebec et Vindefontaine a été, d’après les anciens, le théâtre de bien des apparitions. 

Au début du siècle dernier, le propriétaire du clos voisin  avait toutes les nuits une vision étrange.

Avant de se glisser sous l’édredon en plumes, alors qu’il sortait pour se libérer d’un besoin pressant et naturel, il voyait une coche sauvage avec  ses petits dévorer à belles dents son jardin potager:   les choux bien pommés semblaient être son mets favori . Le lendemain matin, si l’on pouvait encore voir l’endroit où avaient piétiné les visiteurs nocturnes, les choux étaient redevenus magnifiques encore plus beaux  que la veille.

Toujours au Pont Boitard, rentrant un soir de la veillée, un habitant du coin affirmait avoir vu une étoile qui lui courait aux talons. s’il courait pour échapper à sa poursuivante, l’étoile le rattrapait aussitôt, s’il s’arrêtait , elle en faisait tout autant.

 

 

e  en vélo . Un instant, l’animal lui barra la route, il dut mettre le pied à terre mais le petit chien disparut spontanément.

Vers 1940, un boulanger qui revenait de faire ses tournées à la nuit tombante vit, du côté du Ferrage sept ânes (pas moins) lui ouvrir la route durant bon nombres de kilomètres en galopant joyeusement devant lui. Ils devaient eux aussi disparaitre spontanément sans laisser la moindre trace.

Christiane Travers nous raconte encore  que la même année elle était allée traire avec son frère Louis: elle, près de la Sauvagerie, lui vers le Mont Aignaux. Il devait vite la rejoindre apeuré.

Il avait rencontré un grand bonhomme, qui lui avait tapé sur l’épaule. Louis effrayé s’était retourné et s’apprêtait à mettre les jambes à son cou, mais l’homme lui avait dit   » N’ai pas poue, mon gars c’est pas toi qu’on trache. » (N’aie pas peur mon gars c’est pas toi que l’on cherche) avant de disparaitre comme une fusée.

Christiane se rappelle que ses parents lui disaient à propos des cercueils qui devaient traverser la lande : impossible de les déplacer avant l’arrivée de monsieur le Curé qui rompait le charme en disant: triste convoi qu’on voit!  

 

Note de l’auteure. Les habitants  de Varenguebec avaient-ils plus d’imagination plus que le commun  des mortels  ? Le bon cidre y était -il pour quelque chose ? je crois pour ma part  que  la tradition orale racontée aux veillées  aiguisait  leur crédulité et leur faisait prendre pour surnaturel la moindre chose insolite.

 

 

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