Accueil Non classé La Kanne d’or.

La Kanne d’or.

0
0
204

 

kanne

Une autre légende a jadis fleuri  concernant la butte Aignaux appelé aussi » Butte des Sieurs » nous avons vu pourquoi précédemment. Depuis des temps immémoriaux on cherche toujours le trésor  des Sieurs qui serait contenu dans une Kanne d’or  c’est à dire un gros pot  à lait rempli d’objets d’or. Une fortune convoitée. 

Le tertre a dû être fouillé copieusement si l’on en juge par la plaie béante située en son milieu.
-En ce temps là vivaient près de l’église de Varenguebec deux jeunes gens de condition modeste qui s’aimaient follement et qui répondaient au doux nom de Marie et Jehan.

Depuis un certain temps, leur liaison était connue de tout le village et la bonne du curé que l’on disait mauvaise langue, ne manquait pas de dire à toutes occasions qu’elle n’appréciait pas cette liaison . Pauvre Marie, Pauvre Jehan !

On approchait de Noël, cette grande fête religieuse qui rassemble  le peuple de Dieu.
-Après Noël, je serai riche dit un soir Jehan à son amie et de lui confier que la nuit de Noël, il se trouverai à minuit sur la Butte des Sieurs , à l’endroit où apparait le grand Chien nommé Radja qui garde le trésor de la Kanne d’or. Il détournerai son attention car le soir de Noël les animaux vont boire dans le plus proche ruisseau et il s’approprierai  le trésor .

La nuit de Noël arriva… Jehan  dans la soirée partit vers le lieu de son rêve,  La Butte des Sieurs, pendant  que sa douce amie se rendait à l’église paroissiale.  Quel bel office!  Après que le prêtre eut parlé de la naissance de l’enfant Jésus, les trois chantres revêtus de leur chape brodée d’or  entonnèrent les chants latins : te deum, le dominus et pour terminer  conclurent par le ite missa est !  auquel répondit toute l’assistance.

A peine l’office terminé, Marie sortit rapidement pour rejoindre son ami. .
Impatiente, effrayée, courant plus que ne marchant, elle suivit le chemin du Colbec  et arriva à la Butte des sieurs. Elle appela son ami … hélas !  aucune réponse ne lui parvint. Eplorée, malheureuse, jusqu’au matin elle chercha Jehan disparu.
Dans la matinée, un berger allant faire paître ses moutons sur la lande, découvrit le corps inanimé de la petite Marie morte par amour.

Depuis lors, par certaines journées de brume, on peut deviner sur la lande, l’âme des deux fiancés à la recherche l’une de l’autre.  

Récit de Monsieur Asseline de Vindefontaine dans les années 2000.

 

Charger d'autres articles liés
Charger d'autres écrits par varenguebecterredhistoireetdelegendes
Charger d'autres écrits dans Non classé

Laisser un commentaire

Consulter aussi

Maitre Sénateur Cormier, chantre en l’église de Varenguebec.

  Le jeteur de sorts. Le jeteur de  sorts était craint dans les croyances populaires. il s…