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le prieuré de Saint Michel du Bosc.

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Un prieuré de femmes: chant-choral-pour-lavant-dernier-mardi-de-saint-gilles Saint Michel du Bosc.

 

En 1056, Turstin Haldup, et son fils Eudes au Capel, Barons de La Haye du Puits, avaient donné aux religieuses de Lessay, une ancienne chapelle et ses dépendances situées en pleine forêt et dédiée à Saint Michel.

C’est sur ce site,  à cheval sur la commune de Lithaire  qu’en 1153, Richard de la Haye et son épouse Mathilde de Vernon, dame de Varenguebec , fondèrent le prieuré de Saint Michel du Bosc, établissement bénédictin de femmes dont l’emplacement fut pris sur le territoire de la Seigneurerie de Varenguebec .
Toustin de Billy nous parle des années qui ont précédé sa construction.

Année 1150, tremblement de terre  arrivé en ce diocèse , famine terrible dont il fut suivi, fondation de Saint  Michel du Bosc qui est le seul couvent de filles que nous connaissons avoir été bâti dans tout  le Cotentin jusqu’au  commencement de ce dernier siècle .

En 1251, lors de la visite d’Eudes Rigault  Archevêque de Rouen , ( qui était contre les communautés de femmes ) il n’y avait alors que deux religieuses.

  Les Barons de Varenguebec avaient le privilège de nommer la prieure après le décès de  de la précédente . On connait le nom de certaines d’entr’elles .

                        1422 Dame Eléonore Néel est remplacée par Jeanne Mary

                      1626 La Dame de Bouille. 
                      1637 Charlotte Avenel

                           Marie de la Roque

                           Marthe de la Roque

                           Marie de Bouille

                       1660 Renée de Bouille

                      1708 Marie Cécile d’Arclais de Montamy

                         Geneviève Bernard de Maisons

                       1713 Marguerite Piton de  Flavigny

                       1729 Elaine de la Pigassière

                       1736 Madame Huguet de Saint Jouan

                      1755 Madeleine de Comprond de Sainte Scolastique.

                      1771 Dame jeanne Marie de Longueville.

 Comme bon nombre d’établissement monastiques, aussi bien masculins que féminins, pour accroitre ses ressources, Saint Michel du Bosc accueillait non seulement des pensionnaires laïques volontaires mais aussi quelques incarcérées par lettres de cachet, quelquefois sans ordre du roi sans mandement de justice, par le seul effet de le volonté des familles.

Le document donne quelque motif à l’incarcération : Visionnaire, scandale, débauche, violence et désobéissance envers leurs parents, crainte de mésalliance,   manque de respect à son père etc..

En Octobre 1785, l’intendant de Caen, poussa jusqu’à Varenguebec et visita le prieuré pour se faire une idée personnelle concernant les personnes incarcérées.

Dans le rapport laissé par lui au contrôleur général des finances, il s’exprime ainsi: » Etant informé que dans la maison de Saint Michel du Bosc des personnes détenues par ordre du Roi , je m’y suis rendu et j’ai reçu les déclarations des détenues:

Cette maison est habitée par des Dames Bénédictines conduite par une prieure perpétuelle qui me parait pleine d’honnêteté et de douceur pour les personnes qu’elle reçoit chez elles, soit librement, soit en vertu d’ordre du Roi. Son économie supplée à la modicité des revenus de cette maison qui m’a parue aussi bien tenue que la vétusté des bâtiments peut le permettre  »

Le monastère est situé dans un pays de bois et de landes très sauvages. Il est difficile à aborder à cause du mauvais état des chemins qui ne sont pas encore ouverts. La maison est très mal fermée, elle est éloignée à 5 ou 6 lieues de Carentan et de Saint Sauveur le Vicomte.

La clôture n’est close que d’une haie, de manière qu’il ne serait pas difficiles aux détenues de s’évader, mais elles ne prennent pas ce parti parce que Madame la prieure  les traite avec douceur et rend leur sort aussi supportable qu’il est en son pouvoir de le faire.

A la suite de cette inspection, plusieurs des enfermées furent libérées.
Il semblerait que Saint Michel du Bosc eut à souffrir des guerres de religion et  durant ce temps les religieuses se réfugièrent l’abbaye des Moutons près d’Avranches dont dépendait leur prieuré.

Vers 1590, le couvent de Saint Michel se relevait peu à peu de ses ruines. Les réparations faites à la suite de ces temps troublés semblent dater des années 1630.

Le Marquis de Rothelin, Baron de Varenguebec reconnait l’utilité du Prieuré et mentionne que ce Monastère a grand besoin de réparations. En 1757, le curé Langlois atteste des bonnes vies et mœurs des religieuses et de leur utilité dans le voisinage. , la même année, le Maréchal de Coigny , Baron de Varenguebec écrivait dans un mémoire destiné à son Bailly qu’il défendait ce prieuré contre toutes intentions de suppression éventuelle et qu’il serait déshonorant de voir supprimer  une maison de religieuses utile à tous égards.

En 1752 les religieuses demandent des subsides pour leur chapelle  car elles ne peuvent dire la messe ni ne peuvent faires dire celles qui  sont acquittées quelquefois depuis longtemps, par crainte des accidents.
Il leur est répondu qu’elles devront interdire cette chapelle  et adresser leurs vœux au ciel .  
 Le 13 Juillet 1790 , c’était la fin de Saint Michel du Bosc.

 

Trois des anciennes religieuses défrayèrent la chronique de cette époque révolutionnaire en s’étant rendu complice de l’Abbé Toulorge qui sera mentionné à propos de  l’abbaye de Blanchelande. Elles le cachèrent alors qu’il venait de rentrer de Jersey :  nous saurons le sort qui lui a été réservé.  Tant qu’aux religieuses complices:

Charlotte Marguerite Beuve  dite sœur Saint Paul

Catherine Leblond sœur Saint Jean

Marguerite Lereverend sœur Saint Pierre.

Elles furent incarcérés de Septembre 1793 au 4 février 1795.   

 

 

 

 

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